Pendant un traitement de procréation médicalement assistée, des questions peuvent surgir quant aux informations qu’il est possible d’obtenir sur les embryons avant le transfert. L’une d’entre elles est de savoir si l’on peut connaître le sexe du futur bébé et, surtout, s’il est possible de le choisir.
À l’heure actuelle, certaines techniques d’analyse génétique des embryons permettent de connaître leurs chromosomes sexuels. Cependant, en Espagne, le choix du sexe est réglementé et ne peut pas être effectué pour des raisons personnelles ou familiales. Cette pratique est réservée à certaines situations médicales, comme la prévention de maladies génétiques graves.
De quoi dépend le sexe chromosomique du bébé ?
Le sexe chromosomique est déterminé au moment de la fécondation, lors de l’union de l’ovocyte et du spermatozoïde.
L’ovocyte apporte toujours un chromosome X, tandis que le spermatozoïde peut apporter un chromosome X ou un chromosome Y. La combinaison XX est généralement associée au sexe féminin et la combinaison XY au sexe masculin.
C’est donc le chromosome apporté par le spermatozoïde qui détermine le sexe chromosomique de l’embryon.
Peut-on connaître le sexe des embryons lors d’une FIV ?
Dans certains traitements de fécondation in vitro, un diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) peut être indiqué. Il s’agit d’une technique qui permet d’analyser certaines caractéristiques génétiques des embryons avant leur transfert.
Certains types de DPI fournissent également des informations sur les chromosomes sexuels de l’embryon, permettant ainsi de déterminer s’il présente une combinaison XX ou XY. Toutefois, le fait de disposer de cette information ne signifie pas pour autant qu’elle puisse être utilisée pour choisir l’embryon à transférer en fonction de son sexe.
Peut-on choisir si le bébé sera un garçon ou une fille en Espagne ?
La loi 14/2006 relative aux techniques de procréation humaine assistée interdit la sélection du sexe des embryons pour des raisons personnelles ou familiales.
Il n’est donc pas possible de choisir un embryon XX ou XY simplement parce que l’on souhaite avoir un garçon ou une fille, ou pour rechercher un certain équilibre familial.
La législation prévoit toutefois certaines situations médicales dans lesquelles l’étude génétique des embryons peut être utilisée pour éviter la transmission d’une maladie héréditaire grave.
Dans quels cas la sélection d’embryons selon le sexe peut-elle être indiquée ?
Certaines maladies héréditaires sont liées aux chromosomes sexuels, notamment au chromosome X. Dans ces cas, l’étude génétique des embryons peut faire partie de la stratégie visant à réduire le risque de transmission de la maladie à la descendance.
Grâce au DPI, il est aujourd’hui possible d’étudier directement de nombreuses anomalies génétiques spécifiques. Ainsi, dans certains cas, il est possible d’identifier les embryons qui ne présentent pas l’anomalie étudiée, plutôt que de les sélectionner uniquement en fonction de leurs chromosomes sexuels.
La stratégie à adopter dépend de la maladie, de son mode de transmission et des antécédents familiaux. De plus, certaines analyses nécessitent une autorisation spécifique de l’autorité sanitaire, ainsi que l’avis favorable de la Commission nationale de reproduction humaine assistée. C’est pourquoi chaque cas doit faire l’objet d’une étude personnalisée avant le début du traitement.
Les méthodes naturelles pour choisir le sexe du bébé sont-elles efficaces ?
Il existe différentes théories qui établissent un lien entre le moment des rapports sexuels et la probabilité de concevoir un garçon ou une fille. Les plus connues sont les méthodes Shettles et Whelan, qui consistent à programmer les rapports à certains jours du cycle menstruel.
Cependant, ces méthodes n’ont pas fait la preuve de leur efficacité pour sélectionner le sexe du futur bébé. Il n’existe pas non plus de recommandations alimentaires, de positions sexuelles ou de changements de mode de vie permettant d’y parvenir de manière fiable.
Questions fréquemment posées
Peut-on choisir le sexe du bébé grâce à une FIV ?
En Espagne, il n’est pas permis de choisir le sexe du futur bébé pour des raisons personnelles ou familiales. L’étude des chromosomes sexuels des embryons n’est autorisée que pour certaines indications médicales.
Le DPI permet-il de savoir si un embryon est XX ou XY ?
Certains types de DPI peuvent fournir des informations sur les chromosomes sexuels de l’embryon. Cependant, ces informations ne peuvent pas être utilisées en Espagne pour sélectionner l’embryon à transférer uniquement parce que l’on souhaite un garçon ou une fille.
Peut-on sélectionner le sexe pour éviter une maladie génétique ?
Dans le cas de certaines maladies génétiques graves liées aux chromosomes sexuels, il peut être nécessaire d’étudier cette information. Dans de nombreux cas, le DPI permet d’analyser directement l’anomalie génétique responsable de la maladie afin d’identifier les embryons qui ne la présentent pas.