Fécondation in vitro: les nouveaux enjeux

 Depuis la naissance de Louise Brown, en 1978, plus de 4 millions d'enfants dans le monde sont nés grâce à la fécondation in vitro (FIV), mise au point par Robert Edwards, que le Nobel de médecine vient d'honorer.Les techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) n'ont cessé d'évoluer.

En France, le nombre d'enfants nés grâce à l'AMP reste stable: 20 136 pour 2008, soit 2,4% des 800.000 naissances annuelles. L'ICSI était à l'origine destinée à pallier les infertilités masculines, un seul spermatozoïde suffisant à féconder l'ovocyte dans lequel il est introduit par micro-injection sous microscope. Meilleurs critères de choix des ovocytes et spermatozoïdes grâce à l'ICSI, meilleurs milieux de culture, fécondation bien maîtrisée, mais c'est sûrement la conservation qui a le plus progressé. Ces progrès ont permis de réduire le nombre d'embryons transférés. Jusqu'où? Beaucoup plaident pour l'embryon unique. Mais en transférant un seul embryon chez une femme de 40 ans, ses chances de grossesse ne sont que de 4%. Le transfert d'embryon unique n'est valable que pour les femmes jeunes, ayant de beaux embryons. Après 35 ans, il vaut mieux en transférer 2, voire 3, si la femme a plus de 40 ans ou après plusieurs tentatives infructueuses. L'étape de l'implantation de l'embryon dans l'utérus reste en effet mal connue et demeure un enjeu majeur: même dans les grossesses naturelles, 50% des embryons n'arrivent pas à s'implanter.

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/11/14/01004-20101114ARTFIG00270-fecondation-in-vitro-les-nouveaux-enjeux.php

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